RDC – DIOCESE DE GOMA https://diocesedegoma.org SITE WEB DU DIOCESE DE GOMA Mon, 03 Nov 2025 13:21:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://diocesedegoma.org/wp-content/uploads/2024/09/cropped-LOGO-DIOCESE-DE-GOMA-03-32x32.jpg RDC – DIOCESE DE GOMA https://diocesedegoma.org 32 32 Inhumation : de derniers hommages rendus à l’évêque émérite Faustin Ngabu https://diocesedegoma.org/2025/11/03/inhumation-de-derniers-hommages-rendus-a-leveque-emerite-faustin-ngabu/ https://diocesedegoma.org/2025/11/03/inhumation-de-derniers-hommages-rendus-a-leveque-emerite-faustin-ngabu/#respond Mon, 03 Nov 2025 13:21:33 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=1385 Le corps de l’évêque émérite de Goma, Faustin Ngabu, repose à jamais au Sanctuaire d’Adoration de Goma, où reposent également Mgr Joseph Busimba (premier Eveque de Goma) et le Bienheureux Floribert Bwana Chui. Les derniers hommages lui ont été rendus le samedi 1er novembre 2025 au cours d’une célébration eucharistique dite par l’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy avec à ses côtés 7 évêques et une centaine de prêtres venus non seulement de la RDC et du Rwanda.

Né à Lokpa en 1935, ce prélat originaire d’Ituri a pendant 36 ans conduit avec foi et sagesse le diocèse de Goma, et a réalisé 51 ans d’épiscopat au service de l’Église et du peuple de Dieu. Sa devise, « Que tous soient un », demeure le témoignage vivant de son ardent désir d’unité et de paix.

Dès la nouvelle de son appel vers le Père, pour consacrer son âme au Seigneur, le peuple de Dieu de Goma s’est joint à l’Ordinaire du lieu ainsi qu’à tous les prêtres, religieux et religieuses à travers des prières et de vêpres de l’office des défunts à la procure Saint André de Goma, où habitait Mgr Faustin puis à la Cathédrale de Goma où a eu lieu sa veillée mortuaire le vendredi 31/11/12025 avant de procéder à ses funérailles le samedi 1er novembre 2025.

Au sanctuaire d’adoration, ancienne Cathédrale de Goma et place sur laquelle Mgr Faustin Ngabu a reçu son ordination épiscopale, s’est déroulée alors la messe funèbre suivie de l’enterrement digne au sein de ce même sanctuaire.

Dite par Mgr François Maroy, Archevêque de Bukavu, cette messe funèbre a connu la concélébration de 7 autres évêques venus du Congo et du Rwanda, d’une centaine des prêtres, de plusieurs religieux et religieuses ainsi que des milliers de fidèles chrétiens de Goma, des délégations de Bunia et de Mahagi-Nioka.

Dans son homélie, l’Archevêque de Bukavu a invité les fidèles à suivre le modèle de Mgr Faustin Ngabu, celui d’un combattant de la foi et d’un pasteur qui a voué sa vie à prôner la paix et à lutter contre les antivaleurs.

Dans les prises des paroles, la CENCO, par son 1er secrétaire général, Abbé Georges Kalenga, a salué la mémoire d’un architecte mystique du dialogue et de la foi.

L’ACEAC de son coté, dans le message lu par Mgr Vincent Harolimana, a salué la mémoire d’un pionnier de la communion ecclésiale en Afrique centrale. Pour elle, Mgr Faustin Ngabu est un « Grand pasteur » qui a marqué l’histoire du diocèse de Goma par son dévouement et sa proximité.  Il a ensuite insisté sur le rôle visionnaire de Mgr Ngabu dans la construction de la communion ecclésiale, non seulement au sein de l’Église du Congo, mais aussi entre les diocèses du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Rwanda. C’est sous son impulsion qu’est née, le 3 décembre 1984, l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale.

Pour Mgr Willy Ngumbi, évêque de Goma, Mgr Faustin Ngabu est un père, évoquant une relation de père et fils ; « je suis son fils, je suis son produit. Il m’a ordonné prêtre en 1993 et m’a encore accueilli ici quand j’ai été nommé évêque de Goma. Il a toujours été près de moi pour des orientations et des conseils chaque fois qu’il le pouvait. Cette transmission générationnelle montre comment l’influence d’un homme d’Église peut façonner des décennies de vie pastorale », a déclaré Mgr Willy.

Il a ensuite adressé un message de condoléances à toute la famille biologique de Mgr Faustin Ngabu et l’a remercié d’avoir donné son fils pour l’œuvre de Dieu et de l’Église notre mère.

S’en est suivi alors les absoutes ainsi que l’enterrement au sein du sanctuaire d’adoration de Goma, où il git désormais au près de son prédécesseur Mgr Joseph Busimba, 1er évêque de Goma ; et à quelques mètres du Bienheureux Floribert Bwana Chui dont ses reliques sont désormais enterrés dans ce même édifice.

Dans une région encore secouée par les violences, Son message de fraternité et son combat contre les divisions restent un testament précieux pour les générations futures et pour tous les pays des Grands-Lacs.

Angèle Buke et Lydie Waridi Kone

Communication

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La pastorale familiale dans le diocèse de Goma aujourd’hui https://diocesedegoma.org/2025/10/15/la-pastorale-familiale-dans-le-diocese-de-goma-aujourdhui/ https://diocesedegoma.org/2025/10/15/la-pastorale-familiale-dans-le-diocese-de-goma-aujourdhui/#respond Wed, 15 Oct 2025 14:26:00 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=1327                                                          Notion de pastorale

La notion de pastorale fait référence à toutes les activités que les pasteurs déploient dans une zone ecclésiastique donnée pour le salut du peuple de Dieu. Pour ce faire, il existe plusieurs types de pastorales (une action ecclésiastique adaptée à chaque groupe social) : pour les jeunes, pour les familles, pour les malades, pour les enfants, pour les prisonniers, pour les étudiants, pour les personnalités politiques, pour les chauffeurs des taxis… Auprès de ces personnes, l’Eglise a pour mission de rendre témoignage à l’Evangile (Evangéliser) et de servir (la diaconie). Ainsi, la pastorale c’est tout ce que l’Eglise déploie dans sa mission pour servir les hommes et pour témoigner de l’Evangile.

Dans le diocèse de Goma

La pastorale familiale dans le diocèse de Goma se situe à la première ligne sur la liste des préoccupations de Monseigneur Willy NGENGELE, ordinaire du lieu. En effet, situé à la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda, et au Carrefour des pays de l’Afrique de l’Est, le diocèse de Goma reçoit directement l’influence de grandes villes comme Kampala, Kigali et Bujumbura. Dans un contexte régional qui valorise le plaisir immédiat et la jouissance, les familles de Goma sont exposées à la tentation de vivre dans une culture du provisoire. La mondanité et la perte des repères guettent alors les parents, les enfants, les adolescents et les jeunes de ce diocèse. Par ailleurs, depuis 1994, la province du Nord-Kivu est en proie à une situation de guerre et des conflits armés où sont intervenus des pays voisins, des rebelles et des milices ethniques. Cette situation a entrainé des conséquences dramatiques dans la vie des familles.  Le Nord-Kivu est donc une province en situation de crise.  Ainsi, éveiller la conscience du bien et du mal devient une tâche importante pour la pastorale familiale du diocèse de Goma car l’éducation morale est avant tout une affaire de famille : c’est en famille que l’on apprend les valeurs morales. En fait,  « la Famille, cellule de base de la société est aussi cellule de base de l’Eglise » écrit Jean-Paul II dans l’encyclique Familiaris consortio. Et Benoit XVI reprend : « la famille reste le lieu privilégié et irremplaçable où l’homme apprend à recevoir et à donner l‘amour, qui seul donne sens à la vie ». Voilà  pourquoi la pastorale familiale est la prunelle de l’œil de l’évêque de Goma, c’est la base de toutes les autres actions pastorales. Réhabiliter la famille c’est réhabiliter la société.  L’évêque  a une attention particulière à l’égard non seulement de la Famille mais de toutes les familles de Goma, dans le souci de participer à la construction de la « civilisation de l’Amour ».  Une équipe diocésaine a été mise en place pour l’organisation de la pastorale familiale du diocèse. Elle a une triple mission :

  1. Etre attentif aux directives de l’Eglise universelle par rapport à la Famille, au Mariage et à la Vie et développer cette vision dans l’Eglise locale de Goma.
  2. Organiser les mouvements et instances diocésains qui sont au service de la promotion de la Famille, du Mariage et de la Vie dans le diocèse de Goma. 
  3. Accompagner et soutenir les familles à la lumière de l’évangile, particulièrement aux moments de la naissance, de l’éducation des enfants, du mariage, du deuil et des épreuves de la vie: séparation, divorce, veuvage, précarité…

« Etre attentif, organiser, accompagner et soutenir » sont les mots clés de cette pastorale. Elle reste en lien avec les paroisses, les mouvements et associations du diocèse pour accompagner les familles dans toutes les  situations et les aider à répondre à leur vocation. Dans  le diocèse de Goma, la difficulté majeure que rencontre la pastorale familiale est le lieu, un centre à partir duquel les activités pastorales pourraient être organisées. D’où l’urgence de la construction d’un « Centre Familia » pour la Vie, le Mariage et la Famille dont la mission sera :

  • Etre un lieu d’orientation des personnes vers des services de conseil conjugal.
  • Etre un lieu des conseils et des thérapies pour la famille.
  • Être un lieu de formation pour l’éducation affective et sexuelle des enfants, des adolescents et des jeunes du diocèse de Goma.
  • Être un lieu d’accueil et d’accompagnement des membres des familles en fin de vie (les personnes âgées en difficulté).
  • Être un lieu d’écoute et de soutien pour les personnes séparées ou divorcées ou en difficulté.
  • Être un lieu d’accompagnement des personnes après une expérience d’avortement, de fausse couche ou d’infertilité.
  • Être un lieu diocésain qui aide les familles à comprendre la vision catholique de la différence sexuelle et du genre.
  • Être un lieu qui aide les familles à comprendre et à communiquer la théologie du corps.
  • Etre un Bureau Diocésain de Soutien pour la création des programmes paroissiaux de préparation au mariage.
  • Être un lieu d’accueil des Familles cherchant une solution pour l’éducation des enfants.
  • Être un lieu de référence pour une aide juridique concernant le mariage et la famille.
  • Être un lieu de dialogue et de rencontre entre divers personnes et organismes qui soutiennent le mariage, la vie et la famille.
  • Un lieu de la formation des jeunes à la vocation au mariage.
  • Etre un lieu de formation des formateurs.

Localement, le Diocèse de Goma dispose d’un terrain sur lequel pourrait être construit ce Centre.  Un cadre bien placé, loin du bruit et favorable au recueillement. Les familles du Diocèse sont aussi prêtes à soutenir le projet avec différents apports.  Toute association, organisation ou personne qui souhaite soutenir ce projet peut s’adresser directement au Centre Diocésain de Catéchèse, Pastorale et Liturgie (CDPCL) du diocèse de Goma.

Abbé MUYA GIRESSE LIEVIN

Communication

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Cérémonie de collations des grades académiques à L’UCS Goma https://diocesedegoma.org/2025/10/15/ceremonie-de-collations-des-grades-academiques-a-lucs-goma/ https://diocesedegoma.org/2025/10/15/ceremonie-de-collations-des-grades-academiques-a-lucs-goma/#respond Wed, 15 Oct 2025 13:04:57 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=1321 Sous le haut patronage de Mgr Willy NGUMBI NGENGELE, le Grand Chancelier de l’université catholique La Sapientia de Goma, une double cérémonie a eu lieu. la clôture de l’année académique 2024 – 2025 et la collation des grades académiques qui a été effectuée à 113 étudiants ayant fini leur cycle universitaire. Pour certains, c’est la licence et pour d’autres le master.

C’est le vendredi 5 septembre 2025, à 9 h, que Mgr Willy Ngumbi, dans sa monition d’ouverture, manifeste sa joie et invite les étudiants, les parents, le corps professoral et tous les hôtes à rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits tant visibles qu’invisibles, pour cette année académique qui a connu beaucoup de crises sur le plan sociopolitique, économique et sécuritaire. Une année manifestée par la tension de tout genre, le traumatisme dû à la guerre entre les Forces armées de la RDC et le mouvement de l’AFC/M23.

Dans son homélie, il ne cesse de montrer aux jeunes de n’est pas être des hypocrites comme les pharisiens et les scribes qui jugent les autres parce qu’ils ne font pas comme eux. Il insinue en disant que « le Christ a apporté la nouveauté de l’évangile. Son nouveau style est surtout l’amour du prochain quand il dit: « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé« . C’est pourquoi, il invite les participants à ne s’arrêter que sur cette nouveauté de l’évangile et de cette nouveauté, il fait la référence à Mère Teresa de Calcutta dont sa mémoire est célébrée le 5 septembre de chaque année. Elle est une religieuse qui a vécu un amour à l’exemple du Christ. « Elle a passé sa vie à soigner les malades, les lépreux,… Elle a été au service des pauvres, elle a vécu avec les pauvres et elle a vécu la pauvreté » a dit Mgr l’Evêque.

En parlant de la pauvreté de Mère Teresa de Calcutta, Mgr l’Evêque fait une comparaison qui a frappé le monde il y a deux décennies entre Mère Teresa de Calcutta et Mobutu. Il dit :  » les deux personnalités sont mortes le même jour et enterré le même jour. Mobutu est mort  et enterré à Rabat et Mère Teresa de Calcutta à Calcutta.  Pour Mobutu, autour de sa dépouille, il y avait quelques personnes de sa famille et ses amis mais l’enterrement de Mère Teresa de Calcutta a attiré beaucoup de monde« . D’où la question est de connaître pourquoi cette comparaison entre les deux personnes. « Mobutu avait du pouvoir mais il a été enterré comme un pauvre et Mère Teresa de Calcutta qui a passé sa vie dans la pauvreté, elle a été enterrée comme une reine« .

Également, Mgr Willy NGUMBI, évêque de Goma et grand chancelier de cette université, a passé un message important aux lauréats : « Si vous avez passé votre année à réussir par la tricherie, par la corruption, sachez que le Congo ne pourra pas compter sur vous. Ce n’est pas vous qui allez apporter le changement pour ce pays. Ceux qui réussissent de manière responsable par leur propre effort, par leur propre intelligence, ceux-là pourront transformer le Congo pour qu’il soit meilleur. » Un mot très capital et important afin que ces derniers se rappellent toujours des valeurs et éthiques reçues à cette université.

Le secrétariat général administratif  a manifesté sa joie et sa gratitude à l’occasion de ces doubles cérémonies et a remercié la participation de tout le monde d’avoir accepté d’y faire part. « La présence des uns des autres ici, témoigne  de l’engagement de chacun envers l’éducation, cette noble cause, mieux, cet instrument le plus puissant que nous avons pour changer le monde, pour changer notre pays et notre province afin  que les générations à venir soient fiers de l’œuvre que nous aurons accomplies » a dit l’Abbé Gabriel HANGI au nom du SGA.

AHADI HESHIMA Promesse le Porte-Parole des étudiants de l’UCS, manifeste sa joie aux noms des étudiants et remercie chacun par son nom: « nous sommes content de voir comment nous venons de clôturer notre année académique en beauté. Il n’y a pas des mots pour exprimer ce sentiment de gratitude. Grand merci à Dieu d’avoir disposé ainsi notre célébration car tout s’est passé comme prévu. Grand merci à nos invités d’avoir aussi participer à notre grande et heureuse cérémonie de clôture de fin d’année et à tous les personnels de l’UCS ainsi qu’aux étudiants de notre chère université« .

 Pour clore, Mgr Henri CHIZA, recteur de l’UCS, a remercié de son côté la participation active, surtout des parents, qui ont fait confiance à l’université et ont accepté de lui envoyer des enfants afin qu’ils bénéficient d’une formation de qualité, bien que l’année ait eu sa couleur, mais ensemble ils ont réussi à la clôturer. Ainsi, il passe un message aux lauréats et leur dit : « Chers lauréats, cette journée marque non seulement la fin de votre parcours universitaire, mais aussi le début d’un nouveau chapitre à écrire. Vous êtes désormais dotés d’outils intellectuels et de compétences qui vous permettront d’affronter les réalités d’un monde complexe et en constante évolution. Vous êtes donc invités à mettre en pratique ce que vous avez appris, à innover et à contribuer à la transformation de la société. Dans ce nouveau voyage, votre université ne manquera pas de vous accompagner. Restez unis à nous et faites-vous membres des ALUMNI, les anciens de l’UCG-Goma. » Aussi, il invite les parents à envoyer les enfants qui ont fini le secondaire à obtenir une bonne formation pour leur éducation car l’UCS construit les génies de transformation.

Signalons que l’université catholique La Sapientia de Goma forme des génies de transformation et c’est une vision qui dure depuis sa création vers 2014. D’où, en cette date du 5 septembre 2025, elle a célébré sa 12ᵉ cérémonie de collation des grades académiques depuis son existence.

Francisco Akilimali

Communication

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30 ans de guerre : Les femmes s’engagent à trouver la Paix au diocèse de Goma https://diocesedegoma.org/2024/04/24/30-ans-de-guerre-les-femmes-sengagent-a-trouver-la-paix-au-diocese-de-goma/ https://diocesedegoma.org/2024/04/24/30-ans-de-guerre-les-femmes-sengagent-a-trouver-la-paix-au-diocese-de-goma/#respond Wed, 24 Apr 2024 08:59:11 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=869

De quelle manière je contribue à ramener  et à donner la Paix autour de moi ?

C’est la question qu’a lancé Mgr Willy Ngumbi, Evêque de Goma aux femmes lors de cette première Edition de JDF, qui a réuni plus de 5 mille femmes, pour trouver la paix face aux maux :  Haine, tribalisme, discrimination, jalousie, l’envie, qui rongent les filles et fils de Goma et qui freinent « la vraie Paix » :

Pour trouver une réponse, Mgr Willy parle d’une lutte que chacun de nous est appelé à faire : « La lutte commence par la recherche d’une paix intérieure, la paix avec soi-même. Etre en paix avec soi signifie accepter et guérir de ses blessures du passé, comprendre de quelles manières elles nous ont conduit à endosser le rôle que nous avons encore aujourd’hui et essayer de retrouver qui vous êtes vraiment, votre moi profond, non pas celui qui est blessé ».

En ce 17 mars 2024 à la paroisse Notre Dame du Mont Carmel, l’évêque de Goma a appelé les femmes à prêcher par l’exemple en se référant à six femmes de la bible. D’abord d’Eve ; qui malgré sa naïveté, son rôle principal était celui de l’éducation des enfants. En tant que détentrice de l’éducation, la femme du diocèse de Goma doit prendre ce rôle (d’éducatrice) au sérieux et garantir ainsi un avenir meilleur à sa progéniture. Sarah (femme d’Abraham), elle était souriante, optimiste en Dieu ; elle a su donner de la joie dans sa famille. La femme du diocèse de Goma doit savoir aimer les enfants de la même manière et sans aucune distinction, préférence ou penchant. Ensuite Ruth, l’étrangère qui a fait preuve d’amour envers tous dans sa nouvelle famille et Anne, caractérisée par une vie de prière intense qui doit définir les femmes du diocèse de Goma. Et enfin, MarieMadeleine, qui est l’exemple par excellence de la conversion du cœur malgré son état de pécheur et Marie, la mère de Jésus pour sa qualité d’obéissance à Dieu. Si la femme du Nord-Kivu obéit à la parole de Dieu, il n’y aura pas de tribalisme, des guerres moins encore les tueries… a chuté Mgr Willy pour clôturer sa conférence.

Un jeu des questions- réponses a ensuite suivi et où les femmes, une par une, a pris le micro pour poser sa question avant de promettre qu’elles vivront désormais selon l’exemple de ces six femmes qui ont contribué au salut et au développement de leurs peuples. Ces femmes ont également exprimé leur inquiétude face à l’alcoolisme exagérée de la jeunesse locale, et se sont engagées à user de leur pouvoir parental et social pour décourager cette pratique qui distrait plusieurs jeunes.

Ce qui aura sans doute marqué également l’esprit en ce 17 mars c’est aussi l’intervention inter religieux des femmes Kimbanguistes, musulmanes et protestantes qui après avoir suivi la catéchèse de l’évêque de Goma ont exprimé leur désir ardent de voir la paix revenir dans la région du Kivu.

«Dieu est la Paix par excellence. Et si nous disons que nous prions ce Dieu alors que l’on soit Catholiques, Musulmans, Kimbanguistes, Protestants, ou membre de l’Eglise de Réveil,  alors nous devons tous œuvrer pour la paix et la cohabitation pacifique entre les peuples », a lancé au micro la maman Kimbanguiste devant une foule qui a répondue par des applaudissements.

Autre fait marquant, c’est la présentation d’un tableau conçu par une des femmes du mouvement Marial  peint à l’ancre bleu représentant l’image d’une femme assise et tachée de sang au milieu de la carte géographique de la RDC. Dans ses mains, on peut voir qu’elle tient une aiguille et essaie tant bien que mal à « recoller » « confectionner » les morceaux déchirés du pays par plus d’une décennie des guerres.

« Les principales victimes de toutes ces atrocités sont les femmes. Nous ne pouvons pas voir notre pays continuer à être déchiré par la violence et les crimes de tout genre sans rien faire. Il est temps que ‘’les femmes’’, réunissent (en confectionnant) toutes les parties du pays que certaines personnes malintentionnées ont déchiré à cause de leur désir égoïste. Nous disons Non, aux groupes rebelles qui pillent et nous violent. Non à ceux qui enrôlent de force nos enfants dans les milices. Non, à ceux qui alimentent le clivage ethnique et nous tuent à cause notre morphologie… Les femmes sont désormais debout et ne vont pas accepter que ce pays soit divisé, 30 ans de barbarie, c’est assez !» a déclaré une des représentantes de femmes en remettant ledit tableau à Mgr Willy Ngumbi.

Le rendez-vous du 17 mars 2024  était donc solennel et les fidèles-femmes sur leur « 31 », ont répondu présent à l’appel de leur Evêque, en  qui,  ont elle dit  « placer leur confiance pour user de son influence et transmettre leurs doléances aux autorités du pays ».

L’initiative de réunir les femmes et filles des différentes confessions religieuses autour des questions fondamentales de la société, a été louée par plus d’un observateur au regard de leur effectif au sein de la communauté et de l’influence que leurs actions peuvent avoir dans ce processus de recherche de la paix.

Au mois de mars de l’an prochain, sauf en cas d’imprévu, la deuxième édition de cette journée pourrait être organisée au diocèse de Goma.

Lydie Waridi Kone

Communication

 

 

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Érection d’une nouvelle province: signe de maturité des ursulines de la RDC https://diocesedegoma.org/2023/05/09/erection-dune-nouvelle-province-signe-de-maturite-des-ursulines-de-la-rdc/ https://diocesedegoma.org/2023/05/09/erection-dune-nouvelle-province-signe-de-maturite-des-ursulines-de-la-rdc/#respond Tue, 09 May 2023 17:29:24 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=666 Les Sœurs Ursulines de Tildonk se sont réunies le mardi 22 novembre 2022 autour de Mgr Willy Ngumbi, Evêque de Goma dans une messe, en vue de rendre grâce à Dieu pour l’érection d’une nouvelle province Ursuline en République Démocratique du Congo, confiée sous la responsabilité de la Sœur Marie-Louise Zawadi Shamabale.

Fondée en 1818 en Belgique par l’Abbé Corneille Martin Lambertz, Curé de Tildonk au moment où la Belgique se trouvait dans une situation dramatique de pauvreté tant morale que spirituelle, causée par les révolutions qui ravageaient l’Europe. En initiant cette Congrégation, ce prêtre voulait sauver la société et l’Eglise, en commençant par sortir la jeunesse de l’ignorance déplorable dans laquelle elle se trouvait; tout en aidant les paroissiens à la conversion des mœurs et l’approfondissement de leur vie chrétienne.

Cette Congrégation s’est implantée en République Démocratique du Congo, ancien Zaïre en 1955. La congrégation des Ursulines de Tildonk est arrivée donc à Goma et a commencé directement avec la construction de l’école primaire Sainte Ursule  qui deviendra ensuite l’école secondaire Sainte Ursule qui a été nommée après le lycée Chem-chem. C’est à ce site là que les Sœurs ont commencé la mission du Zaïre qui jadis était encore une sous province.

Ainsi pour devenir aujourd’hui  une province autonome, la sous-province ursuline du Congo a été soumise à des différentes conditions auxquelles non seulement elle a répondu favorablement mais aussi il s’est fait sentir une grande maturité en elle, ce qui a poussé  la maison généralice se trouvant en Belgique de faire de la RDC une Province Ursuline qui désormais est autonome.

« C’est depuis l’année 2016 que les travaux ont commencé, nous avons été soumises à un canevas à suivre et sur lequel il fallait travailler sur quelques domaines de la vie entre autres le charisme, la mission, l’apostolat, la vie spirituelle, le leadership de la province, le nombre des membres, de travailler les directives de la province parce que nous travaillions avec les directives générales de notre congrégation et nous les avons faites et présentées au chapitre vice provinciale de septembre 2021. Le suivi a été effectué par le gouvernement général et le conseil élargie, et c’est le 17 mai 2022 à Rome que le gouvernement général a déclaré que désormais la vice-province du Congo passe au rang de province et un décret a été signé le 31 de ce même mois par la supérieure générale autorisant le fonctionnement du provincialat du Congo », a déclaré la sœur Marie-Louise Zawadi, Supérieure provinciale des sœurs ursulines au Congo.

Dans ses allocutions faites pendant cette messe d’action de grâce, cette Supérieure a dit avoir confiance au Seigneur qui l’a choisi et aux consœurs avec lesquelles elle travaille ensemble ; tout en les invitant à la collaboration dans le travail et de la porter chaque fois dans leurs prières pour qu’elle exerce bien le ministère lui confié par le Seigneur.

Dans son homélie, Mgr Willy Ngumbi, célébrant du jour n’a pas su terminer sans pour autant présenter ses sincères félicitations à la nouvelle Province ursuline : « Dans une Eglise, une province est une entité importante surtout de par les indicateurs de sa croissance, de sa maturité, de ses responsabilités, des moyens nécessaires pour se prendre en charge, … C’est ainsi que nous rendons grâce à Dieu pour la croissance de la congrégation des sœurs Ursulines de Tildonk dans notre pays la RDC. Je profite par ces mots vous féliciter pour la grande maturité que vous avez prouvée, pour le grand travail abattu malgré les hauts et les bas, pour les efforts fournis pour que vous obteniez aujourd’hui la responsabilité de cette province. Ce n’est pas un fruit du hasard mais d’un dur labeur. Travaillez encore plus fort et ensemble comme vous avez l’habitude de le faire. Que ce provincialat ne vous fasse pas orgueilleuses mais  rendre gloire à Dieu pour le salut du monde ».

Pour sa part Mgr Théophile Kaboy, Evêque émérite de Goma, présent aussi à cette activité a dit reconnaitre les efforts consentis par les sœurs ursulines depuis des années et a loué leur esprit de collaboration et de l’assiduité au travail, au service du Seigneur.

Signalons que la congrégation des ursulines de Tildonk est désormais à 15 communautés en RDC dont 5 communautés à Goma, 2 à Bukavu, 2 à Kindu, 1 communauté à Kalima, à Lubumbashi ville 3 communautés, 1 à Kambove et 1 à Likasi et compte encore s’élargir sur toute l’étendue du Congo dans les années qui suivront.

Angèle Buke

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Une nouvelle paroisse voit le jour dans le Diocèse de Goma https://diocesedegoma.org/2023/05/09/une-nouvelle-paroisse-voit-le-jour-dans-le-diocese-de-goma/ https://diocesedegoma.org/2023/05/09/une-nouvelle-paroisse-voit-le-jour-dans-le-diocese-de-goma/#respond Tue, 09 May 2023 17:10:24 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=662 Dans l’objectif de rapprocher les fidèles chrétiens à leurs pasteurs, L’Evêque de Goma, Son excellence Mgr Willy Ngumbi, a érigé canoniquement à travers une célébration eucharistique, concélébrée par une cinquantaine des prêtres, une nouvelle paroisse et l’a confiée sous l’intercession du Bienheureux Isidore Bakanja, le dimanche 25 septembre 2022 dans l’esplanade de l’Institut Supérieur des techniques médicales (ISTM GOMA).

Du  latin parochia (grec paroikia), le mot paroisse signifie  littéralement l’ensemble des maisons voisines. Le mot paroisse contient donc une notion de voisinage, de proximité : autrement dit, pour qu’il y ait communauté chrétienne, un minimum de relations sociales entre les personnes est nécessaire. Il faut aussi que le curé à qui la charge de la paroisse est confiée, puisse identifier cette communauté. Dans la restructuration territoriale, il faut donc s’interroger sur les limites géographiques, lesquelles doivent demeurer raisonnables, telles que le pasteur et les fidèles qui contribuent à l’exercice de la charge ne se trouvent pas placés aux antipodes des réalités locales.

C’est dans ce cadre, et vue la nécessité qui s’était fait sentir depuis 2019, sur demande des prêtres de la paroisse Saint François Xavier de vouloir voir les chrétiens des villages Muja, Mukondo et une partie de Ndosho être proches de leurs pasteurs, ces chrétiens qui, depuis des années, éprouvent des difficultés de participer à la liturgie de la paroisse faute de la grande distance qu’ils parcourent, que la naissance de cette paroisse tant attendue vient d’être réelle et mise sous la direction des Pères Caracciolini ( les clercs Réguliers Mineurs C.R.M).

C’est ainsi que, entouré des milliers des chrétiens de cette contrée et venus d’autres paroisses de Goma, devant les différentes autorités politico-administratives et coutumières de la province du Nord-Kivu, possédant au nom de tout le Diocèse le pouvoir de créer des paroisses, l’ordinaire du lieu a procédé à la lecture du décret tiré du droit Canon, autorisant l’érection canonique de la nouvelle paroisse Bienheureux Isidore Bakanja ; et la paroisse fut créée.

Dans ses allocutions, le célébrant du jour a fait part à l’assemblée du pourquoi et volonté il confie cette nouvelle paroisse à l’intercession du Bienheureux Isidore Bakanja : « J’ai trouvé mieux que Bakanja soit l’intercesseur des chrétiens de cette paroisse car il a été proclamé par le pape Jean-Paul II comme patron des laïcs congolais, il est aussi le vrai Zaïrois, le vrai congolais. Il est mort pour la foi catholique, il est laïc comme vous, il est votre frère et va intercéder pour vous auprès du Père ».

« Oui c’est une nouvelle paroisse, c’est un bébé qui vient de naître, et n’a rien », par ces mots l’ordinaire du lieu a appelé tous les fidèles de Goma et toutes les personnes de bonne volonté de venir en aide à ce nouveau-né sous diverses formes et selon la capacité de tout et un chacun pour qu’il grandisse.

Signalons que c’est une nouvelle paroisse qui nécessite beaucoup de choses pour son fonctionnement, notamment, le presbytère, les bureaux des prêtres et agents pastoraux, les moyens de transport, des salles de réunion, de catéchèse, des objets liturgiques, Etc.

Au cours même de cette célébration, différents fidèles ont prêché par l’exemple en apportant à l’instant même différentes donations à ce bébé qui vient de naître, notamment des sacs de ciment, de tonnes de fer à béton et la monnaie ; un exemple vivant de soutien au développement de l’œuvre de Dieu.

Heureuse d’appartenir à une paroisse très proche de sa résidence, Riziki Nzabora, une fidèle de cette paroisse et habitant du village Mukondo exprime  son immense joie à travers une interview accordée à Construire Ensemble : « J’ai été très heureuse d’apprendre que Mgr l’Evêque, notre Pasteur va ériger une nouvelle paroisse à Goma et particulièrement dans ma contrée. Je suis soulagée, vu que je parcourais plusieurs kilomètres pour arriver à la paroisse Saint François, et j’étais déjà fatiguée. Je me contentais déjà des activités des communautés Ecclésiales Vivantes et des carrés et je ne pouvais plus aller à la messe, ni à la confession et je ne pouvais plus accéder à communion car j’étais trop loin de la paroisse. Gloire à Dieu qui vient d’exaucer nos prières et grâce à lui, aujourd’hui je redeviens un chrétien digne qui doit vivre les sacrements ».

Signalons que les chrétiens de cette paroisse à travers leur Conseil paroissial n’ont pas cessé de remercier l’Ordinaire du lieu pour son grand souci du développement du diocèse et d’avoir pensé à eux. Informons aussi que cette contrée représentait les 2/5 des fidèles chrétiens de la paroisse Saint François-Xavier/Ndosho, qui est maintenant la paroisse mère des paroisses Bienheureux Isidore Bakanja, Saint Pierre Claver et paroisse de l’Emmanuel dite Shaba.

C’est ainsi qu’une visite a été rendue effective au quartier Saint Joseph, qui désormais est devenu et servira comme Eglise paroissiale Bienheureux Isidore Bakanja, ceci afin de s’imprégner de l’état de lieu, de l’Eglise, de la parcelle, etc.

Angèle Buke

Communication

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Cri de la Paix : Cette Insistante Réclamation de la Paix en RDC https://diocesedegoma.org/2023/05/09/cri-de-la-paix-cette-insistante-reclamation-de-la-paix-en-rdc/ https://diocesedegoma.org/2023/05/09/cri-de-la-paix-cette-insistante-reclamation-de-la-paix-en-rdc/#respond Tue, 09 May 2023 16:38:55 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=659 C’est sous le thème « Le cri de la paix », religion et culture en dialogue qu’une conférence de paix a été organisée par la Communauté de Sant ’Egidio en présence de leaders religieux le mardi 1er novembre 2022 à l’hôtel Congo Uni, dans le cadre du projet interconfessionnel pour la paix à l’Est de la République Démocratique du Congo.

La paix, la prière et les pauvres étant les trois références de la communauté Sant’ Egidio, celle-ci n’est pas restée intouchable face aux graves atrocités que traverse l’Est de la République Démocratique du Congo surtout la province du Nord-Kivu qui est devenue un terrain de jeu des plusieurs maux : guerres intensifiées, déplacements massifs des populations, des pertes en vies humaines, kidnapping, massacres, etc.

Face à tous ces problèmes, cette communauté étant de l’Eglise et voulant participer à l’instauration de la paix, a organisé une prière menée sous forme d’une conférence de paix dans laquelle différents leaders religieux ont pris part et  ont présenté leurs points de vue sur la situation que traverse le Nord-Kivu.

C’est dans ce même cadre qu’il y a eu des discours profonds prononcés par différents intervenants et, ont fait l’objet du jour ; notamment celui de l’Evêque de Goma, du Vice-Gouverneur de province, du Maire de la ville de Goma, le Représentant de l’Islam, le Représentant des ECC ( Eglise du Christ au Congo) ainsi que celui de la Responsable de la Communauté  de Sant ’Egidio/Goma.

Au travers des discours, Mgr Willy Ngumbi, Evêque de Goma a eu l’occasion de rappeler combien chaque guerre laisse le monde pire qu’elle ne l’a trouvé et a ensuite invité tous les participants à ne pas tomber dans les pièges de la haine mais à s’aligner du côté de ceux qui cherchent la paix :

« De ce fait, nous savons également que le cri de paix est souvent étouffé non seulement par la rhétorique de la guerre mais aussi par l’indifférence, par le manque d’amour entre nous. Ce cri est souvent réduit au silence par la haine qui grandit en se combattant. Mais l’invocation de la paix ne peut être réprimée ; elle monte du cœur des mères quand elles voient mourir leurs enfants. Elle s’inscrit sur les visages des réfugiés, des familles en fuite, des blessés ou des mourants et ce cri silencieux nous voulons aujourd’hui qu’il monte vers Dieu, qu’il monte au ciel. Ce cri ne connait pas de formule magique pour sortir des conflits. Ce cri, il a le sacro-saint droit de demander la paix au nom des souffrances subies et il mérite d’être écouté non pas seulement par Dieu mais par chacun et chacune de nous en commençant par les dirigeants, par tous ceux et toutes celles qui ont un pouvoir et qui peuvent influencer le cours de cette guerre pour que la paix revienne. Chaque guerre, a dit le Saint Père Pape François, laisse le monde pire qu’il ne l’a trouvé. Frères et sœurs ne nous laissons donc pas contaminés par la logique de la guerre. Ne tombons pas dans le piège de la haine, le piège de la division, le piège de la stigmatisation. Plaçons la paix au cœur de nos visions du monde et de notre pays comme objectif central de notre action tant au niveau personnel, que social, politique et religieux, à tous les niveaux voulons nous dire ».

Le Vice-Gouverneur du Nord-Kivu, le Général Romuald Ekuka, à son tour a loué la belle initiative organisée par la communauté Saint ‘Egidio qui a eu ce souci de donner une réponse concrète aux violences et manifestations perpétrées au Nord-Kivu et en ville de Goma :

« Je félicite la communauté Sant ’Egidio d’avoir pensé à organiser cette journée riche en couleur. Il suffirait que tous les habitants de la province du Nord- Kivu nous délaissions tous nos conflits de côté mais que nous demandions la paix au Seigneur Dieu Tout-Puissant en toute foi en laissant toutes les querelles de côté. Ce n’est pas par hasard que Dieu a créé ce pays et ce n’est pas par hasard qu’il y a une certaine République Démocratique du Congo pour que, tous ensemble, nous soyons unis à l’intérieur du périmètre de ce pays ; Ce pays que nous devons chérir, ce pays que nous devons défendre, ce pays que nous devons aimer. Quand nous ne l’aimons pas, nous trahissons notre pays ; lorsque nous conjuguons avec l’ennemi, où allons-nous ? Dieu n’est pas d’accord avec cela ».

Le Représentant de la confession Islamique a confirmé que la Communauté musulmane du Nord-Kivu est préoccupée par la situation actuelle et a demandé aux fidèles et à tous les participants de rester soudés derrière les Forces Armées de la RDC et d’éviter de tomber dans les conflits intercommunautaires qui risqueraient de profiter à l’ennemi.

Il est nécessaire d’envoyer un message fort d’espoir et de confiance en l’avenir. Le monde a besoin de toute urgence d’un dispositif de dialogue qui protège et affirme la paix, toujours et dans tous les contextes, a souligné Aline Minani, Responsable de la Communauté Sant’Egidio Goma.

Notons que cet événement a rassemblé les attentes de paix des peuples et des cultures, à un moment marqué par le retour tragique de la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Rappelons que cette assise est la 36ème rencontre pour la paix et a été tenue pour la première fois le 27 octobre 1986, à laquelle le Pape Jean-Paul II avait invité des représentants des diverses traditions religieuses du monde.

Angèle Buke

 

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Ils sont dans la misère, ils n’ont pas à manger ni de quoi se vêtir ! https://diocesedegoma.org/2023/05/09/ils-sont-dans-la-misere-ils-nont-pas-a-manger-ni-de-quoi-se-vetir/ https://diocesedegoma.org/2023/05/09/ils-sont-dans-la-misere-ils-nont-pas-a-manger-ni-de-quoi-se-vetir/#respond Tue, 09 May 2023 15:57:45 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=635 «  Le 25 décembre est la célébration du mystère de notre salut. Ce salut est venu dans le monde par Jésus-Christ ; Il est entré dans le monde par sa naissance à Bethléem. Ce jour est une grande solennité au début de l’année liturgique. Noël est aussi la célébration de la Paix puisque Jésus est né parmi nous comme Prince de la paix. Cette solennité d’Espérance est l’essence du Christ dans notre vie qui ouvre pour nous le salut. En pensant à ce message, je voudrais donner au peuple de Dieu, à toutes les personnes de bonne volonté cette parole du prophète Esaïe au neuvième chapitre premier verset que nous allons entendre surement dans les célébrations eucharistiques de Noël dans la messe de la nuit. Isaïe dit : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière », c’est tous les symboles de Noël.

Cela nous rejoint, nous population de Goma, communauté chrétienne de Goma, dans le concret de notre vie. Quand Isaïe l’a dit, il s’adressait à une population qui était en exil à Babylone en déplacement de guerre. Cette population vivait en scrutant le moindre signe d’espérance qui pouvait lui être donné, son retour dans la terre promise. Retour à Jérusalem où était érigé le temple de Dieu, le mont Sion…c’était le retour vers la cité pour reprendre la vie spirituelle et offrir des sacrifices, des cultes autour du temple de Jérusalem.

Je pense que nous sommes dans la même situation  aujourd’hui. Quand nous voyons autour de nous dans la périphérie de la ville de Goma, plus de 15 milles personnes sont déplacées de guerre. Ils sont dans des camps de fortune en cette saison pluvieuse ; ils sont dans la misère, la pauvreté, ils n’ont pas à manger ni de quoi se vêtir. Je pense vraiment à eux pendant cette période de Noël.

Quand est-ce que cette guerre pourra finir ? Quand est-ce que ces gens qui ont été déplacés de force pourront rentrer dans leurs villages ?, dans leurs champs ?, cultiver et avoir à manger à satiété ?…Autant des questions qui me préoccupent.  Ils trouveront leurs maisons détruites, peut être incendiées des portes défoncées… ils trouveront qu’on les a pillés, mais au moins ils retourneront chez eux, c’est ça notre espérance.  Même nous qui vivons ici à Goma, nous ne sommes pas dans la tranquillité.   Nous sommes toujours sous la menace, l’angoisse de se demander qu’est-ce qui peut arriver, si la guerre arrive en ville de Goma… Noël pour nous peut se résumer en cette espérance-là de voir la fin de la guerre des forces loyalistes et la rébellion du M23, voir le retour de nos frères et sœurs déplacés chez eux, pour trouver leurs maisons. Que les familles puissent se réunir puisqu’il y a celles qui sont séparées à cause de la guerre, qu’ils retrouvent la joie de vivre dans leur milieu parmi les leurs où ils ont toujours vécu.

Mais vous savez, si tout cela est arrivé, c’est peut- être certainement qu’il y a les ténèbres qui approuvent son point dans notre péché, dans notre cœur. S’il y a la guerre aujourd’hui, c’est puisqu’il y a des hommes et des femmes qui ont un cœur dur, qui sont égoïstes, qui cherchent à tout prix le pouvoir, à s’enrichir sur le dos des pauvres, à les exploiter…ils utilisent la violence pour avoir le pouvoir, ils bafouent la justice sociale ; ils se sont donnés à la corruption en pensant qu’avec l’argent on peut tout acheter.

Nous devons commencer par demander pardon au Seigneur pour nos péchés car tout ce que nous vivons part de notre cœur. C’est du cœur de l’homme que sortent les mauvaises choses, Jésus l’a dit dans les évangiles. Pendant ce temps de Noël,  nous devons d’abord demander à Dieu la Grâce de la conversion puisque nous sommes marqués par le péché qui nous rend comme complices de cette guerre que nous connaissons. Commençons par demander la conversion du cœur afin que nous puissions vivre les valeurs de l’évangile, de la fraternité, de la vérité, de la communion fraternelle, les valeurs de l’unité de tous les congolais mais aussi de toute l’Église.

Cette communion fraternelle à laquelle nous invite toujours le Pape François : que nous soyons sensibles à la justice puisqu’à la source de cette guerre, il y a sûrement des questions justice qui doivent nous marquer autour de partage de terre, des carrées miniers qui sont des richesses mais qui sont exploités par une petite portion de la population au détriment de la grande majorité de la population. Nous avons à demander au Seigneur la conversion. Que nous puissions désormais apprendre à vivre les valeurs évangéliques, chrétiennes, pendant ce temps de Noël, apprendre à laisser les antivaleurs de la violence, du mensonge, de l’exploitation des pauvres, de la haine, de l’hypocrisie ; je crois qu’il est temps pour nous d’apprendre à les laisser de côté si vraiment nous voulons que la paix revienne dans notre milieu, notre région.

Ensuite dans ce message, je voudrais m’adresser à mes frères et sœurs dans la foi chrétienne et à toutes les personnes de bonne volonté. Je pense à un proverbe Haussa du Niger qui dit : « Si tu perds le chemin, reviens au point de départ », je pense pour nous chrétiens aujourd’hui ; nous marchons dans l’obscurité, nous avons quelque peu perdu le repère, on ne voit pas très bien l’avenir. Alors, il est important de revenir au point de départ dans notre foi chrétienne, à l’histoire de notre Eglise, à la première communauté chrétienne. J’ai pensé en ce jour-ci à la vie de cette première communauté qui peut nous inspirer aujourd’hui.

Il y avait trois piliers autour desquels était construite cette première Eglise. L’auteur Saint Luc du livre des Actes nous dit au chapitre 2, 42 ; que la communauté chrétienne était assidue à entendre l’enseignement des apôtres. Elle se tournait vers la communion fraternelle et se montrait fidèle. Ils étaient aussi assidus à la fraction du pain (la célébration de l’eucharistie) ; et quand je vois la vie de notre communauté, chrétienne, je pense à cela et je me dis qu’on vit la fraction du pain à travers l’eucharistie.

Par l’enseignement des apôtres, nos prêtres et évêques prêchent l’évangile mais, je crois que nous ne mettons pas toujours en pratique ce que nous enseigne l’Eglise.

Pendant ce temps où nous allons accueillir Jésus, il est important que nous apprenions à vivre la parole que nous enseigne l’Eglise et surtout, dans le troisième pilier de la fidélité à la communion fraternelle. On est en besoin dans la situation où nous sommes, la population vit dans l’angoisse, dans la souffrance d’être déplacé ; on a besoin de la communion fraternelle, de l’amour entre nous comme nos premières communautés chrétiennes.

Mes frères et mes sœurs, je sais que nous vivons cette communion fraternelle dans le partage. Mais je crains deux choses :

  1. Notre partage se réduit souvent à une communion avec les membres de nos familles, nos amis, nos clans, tribus… et nous oublions les pauvres, les orphelins, les veuves, les déplacés de guerre.
  2. Cette communion se limite seulement au partage des biens matériels. Une fois qu’on a donné une couverture et à manger, on se limite là. Or, notre communion doit être vécue par le partage de nos valeurs profondes de l’évangile, de la foi, de l’espérance, de l’amour.

Aux parents,  je demande de parler de l’évangile à leurs enfants, de la naissance de Jésus… leur donner toute une catéchèse de Jésus, leur partager la foi, l’espérance, l’amour, la parole de Dieu ; pas seulement distribuer les biens matériels (cadeaux) qui nous habite.

Que notre partage nous ouvre aussi à tout le monde ; pas seulement ceux qui sont proches de nous par la tribu, la langue, les affinités, la famille…mais toute personne qui est dans le besoin peu importe ses origines, que nous puissions partager avec lui. En ce temps de Noël, ouvrons largement nos cœurs à tous ceux qui souffrent, qui attendent de nous un signe d’espérance et que chacun fasse l’effort pendant cette période festive d’être celui qui donne l’espérance à l’autre. Que nous puissions partager avec tous nos frères et sœurs toutes nos valeurs spirituelles. Que nous donnions une parole qui redonne la vie mais pas celle qui la fait perdre son sens.

Pendant ce temps de Noël, apprenons mes frères et sœurs à être sur l’espérance par nos actes, auprès de nos frères et sœurs qui souffrent : les plus pauvres, les déshérités, les méprisés surtout… voilà le message que je voudrais donner.

C’est ainsi que je voudrais souhaiter à toutes nos communautés chrétiennes, partout où elles se trouvent une joyeuse fête de Noël et une bonne année 2023 qui soit une année de paix, prospérité, de communion et d’amour entre nous ».

Propos recueillis par Lydie Waridi Kone

Communication

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Une nouvelle paroisse érigée dans le Diocèse de Goma https://diocesedegoma.org/2022/09/30/une-nouvelle-paroisse-erigee-dans-le-diocese-de-goma/ https://diocesedegoma.org/2022/09/30/une-nouvelle-paroisse-erigee-dans-le-diocese-de-goma/#respond Fri, 30 Sep 2022 11:30:00 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=516 Dans l’objectif de rapprocher les fidèles chrétiens de leurs pasteurs, l’Evêque de Goma, S. E. Mgr Willy Ngumbi, a érigé canoniquement une nouvelle paroisse dans le territoire de Nyiragongo et l’a confiée sous le patronage  du Bienheureux Isidore Bakanja à travers une célébration eucharistique concélébrée par une cinquantaine des prêtres en date du 25 septembre 2022 à l’esplanade de l’Institut Supérieur des techniques médicales (ISTM GOMA).

Du latin ‘’parochia’’, le mot paroisse contient donc une notion de voisinage, de proximité : autrement dit, pour qu’il y ait communauté chrétienne, un minimum de relations sociales entre les personnes est nécessaire. C’est pourquoi, il a plu à l’ordinaire du lieu, par sa sollicitude pastorale et le besoin longtemps senti, d’ériger la paroisse Bienheureux Isidore Bakanja pour rapprocher les chrétiens jadis vivant dans le sud-ouest (Muja, Mukondo,…) de la  paroisse de Ndosho à une distance considérable.

C’est ainsi que, à la vue des milliers des chrétiens de cette contrée et venus d’autres paroisses de Goma, devant les différentes autorités politico-administratives et coutumières de la province du Nord-Kivu, l’évêque de Goma a procédé à la lecture du décret tiré du droit Canon, légitimant l’érection de la nouvelle paroisse Bienheureux Isidore Bakanja.

Dans ses allocutions, le célébrant du jour a fait part à l’assemblée le pourquoi de sa volonté de confier cette nouvelle paroisse à l’intercession du Bienheureux Isidore Bakanja : « J’ai trouvé mieux que Bakanja sois l’intercesseur des chrétiens de cette paroisse car il a été proclamé par le Pape Jean-Paul II comme patron des laïcs congolais, il est aussi le vrai Zaïrois, le vrai congolais. Il est mort pour la foi catholique, il est laïc comme vous, il est votre frère et va intercéder pour vous auprès du Père » a-t-il énoncé.

Et en poursuivant, « Oui ! c’est une nouvelle paroisse, c’est un bébé qui vient de naitre, et n’a rien », par ces mots l’ordinaire du lieu a appelé tous les fidèles de Goma et toutes les personnes de bonne volonté de venir en aide à ce nouveau-né sous diverses formes et selon la capacité de tout et un chacun pour qu’il grandisse.

A y voir de près, cette nouvelle paroisse nécessite la générosité des fidèles pour son fonctionnement comme  le presbytère, les bureaux des prêtres et agents pastoraux, le moyen de transport, des salles de réunion, de catéchèse, des objets liturgiques, etc.

Présents à cette célébration, quelques fidèles ont prêché par l’exemple en apportant à l’instant même différentes donations à ce bébé qui vient de naitre. Des sacs de ciment, de tonnes de fer à béton, la monnaie,… un exemple vivant de soutien au développement de l’œuvre de Dieu.

Heureuse d’appartenir à une paroisse très proche de sa résidence, Riziki Nzabora, une fidèle de cette paroisse et habitante du village Mukondo exprime son immense joie à travers une interview accordée à Construire Ensemble : « J’ai été très heureuse d’apprendre que Mgr l’Evêque, notre Pasteur va ériger une nouvelle paroisse à Goma et particulièrement dans ma contrée. Je suis soulagée, vu que je parcourais une dizaine de kilomètres pour arriver à la paroisse Saint François Xavier de Ndosho, et je me fatiguais terriblement. Je me contentais  des activités des communautés Ecclésiales vivantes car  je ne pouvais plus aller à la messe, ni à la confession et je ne pouvais plus accéder à communion comme c’était trop loin de la paroisse. Gloire à Dieu qui vient d’exaucer nos prières et grâce à lui, aujourd’hui je redeviens un chrétien fervent ».

Signalons que la charge pastorale et la gestion de cette paroisse sont confiées aux prêtres de la congrégation des pères Carraciolini.

A la fin de la célébration, une visite guidée a été rendue effective au quartier Saint Joseph, qui désormais est devenu et servira comme Eglise paroissiale Bienheureux Isidore Bakanja.

AB

Cellule de Communication

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PRIÈRE POUR LA VISITE DU PAPE https://diocesedegoma.org/2022/03/20/priere-pour-la-visite-du-pape/ https://diocesedegoma.org/2022/03/20/priere-pour-la-visite-du-pape/#respond Sun, 20 Mar 2022 11:32:43 +0000 https://diocesedegoma.org/?p=400 Seigneur, Père très bon,

Tu ne cesses de veiller sur nous et de nous combler de tes bienfaits.

Nous te rendons grâce pour la prochaine visite du Pape dans notre pays, la République Démocratique du Congo.

Que sa visite, en cette phase diocésaine de l’itinéraire synodal, soit pour notre Église et notre pays, un temps de grâce pour te glorifier et apprendre à vivre ensemble selon ta volonté, dans l’amour, la fraternité, la vérité et la réconciliation.

Que cette visite soit aussi un temps de grâce pour réconforter les familles sinistrées par les calamités naturelles, les maladies et la misère ;

Un temps de grâce pour consoler les personnes éprouvées par les multiples situations d’insécurité récurrente, surtout dans l’Est de notre pays ;

Un temps de grâce pour consolider l’unité, la paix et la cohésion nationale.

Fais, Seigneur, que nous renoncions au péché et à tous les maux qui minent l’avenir de notre pays.

Par l’intercession de la Vierge Marie et de Saint Joseph,

que la visite pastorale du Saint-Père se déroule dans de bonnes conditions

et que tout le peuple congolais puisse en recueillir des fruits.        

Par Jésus le Christ, notre Paix et notre Réconciliation,

maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

Cellule de Communication

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